Evaluation & Treatment of Adult Growth Hormone Deficiency (GHD): An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. Mark E Molitch, David Clemmons, Saul Malozowski, George R Merriam, Steve Shalet, Mary Lee Vance, Endocrinol, Metab & Molec Med, Northwestern Univ Feinberg Sch of Med, Chicago, IL; Endocrinol & Metab, Univ of North Carolina Sch of Med, Chapel Hill, NC; NIDDK, NIH, Bethesda, MD; Endocrinol, U of Washington – VA Puget Sound Hlth Care, Tacoma, WA; Endocrinol, Christie Hosp, Manchester, UK; Endocrinol, Univ of Virginia Hlth Sci Ctr, Charlottesville,VA ENDO 2006 – 24-27 juin (Boston)

Les candidats au traitement sont les sujets déficitaires dans l’enfance et ceux ayant un déficit acquis à l’âge adulte.

Chez l’enfant 22% des déficits sont organiques, génétique, malformatif ou acquis (tumoral, infiltratif, secondaire à une radiothérapie…). et 72% idiopathiques.

Chez l’adulte les déficits sont surtout secondaires aux tumeurs hypophysaires, à la chirurgie, l’irradiation et aux traumatismes crâniens. A l’exception des déficits organiques, les déficits de l’enfance doivent être réévalués à l’âge adulte car 80% des déficits idiopathiques se corrigent spontanément. Une IGF1 normale n’exclut pas un GHD, en revanche une IGF1 basse en dehors d’une insuffisance hépatique ou situation catabolique grave témoigne d’un déficit profond. L’existence de 3 ou plus déficits hypophysaires est fortement suggestive d’un GHD pouvant rendre optionnel la réalisation de test de stimulation. Les deux tests recommandés pour évaluer le GHD sont l’hypoglycémie insulinique et le GHRH Arginine qui ont tous deux une bonne sensibilité et spécificité. Notons toutefois que chez les sujets normaux obèses, la réponse à la stimulation GHRH Arginine est moins forte. Les bénéfices cliniques sont d’autant plus nets que le déficit est sévère. L’amélioration est significative sur la composition corporelle (augmentation de la masse maigre, diminution de la masse grasse), les capacités à l’effort, la minéralisation osseuse et la qualité de vie. Sur le plan cardiovasculaire, malgré l’amélioration de certains paramètres métaboliques (baisse du cholestérol total et du LDLc) et baisse de la pression artérielle diastolique, il n’a pas été démontré de manière formelle une diminution de la surmortalité cardiovasculaire constatée chez les patients hypopituitaires. Les effets indésirables mineurs (œdème, canal carpien, douleurs musculaires) sont limités par une titration progressive des doses. Dans une série de 100 patients ayant un résidu tumoral hypophysaire irradié pour la plupart d’entre eux, il n’a pas été constaté de progression tumorale après 4 ans de traitement. La seule contre indication au traitement du GHD est la coéxistence d’une tumeur maligne évolutive.

Les doses de GH recommandées sont de 300 µg/j avant 60 ans, 100 µg après, à majorer par pallier de 100 µg tous les un ou deux mois en fonction de la tolérance clinique et de l’IGF1, à maintenir dans la moyenne haute. Les besoins chez la femme sont majorés de 25 à 35% et doublent chez celles prenant des estrogènes per os. La surveillance du traitement tous les 6 à 12 mois repose sur la clinique, la glycémie à jeun, le profil lipidique, l’IGF1, le bilan hormonal hypophysaire et la qualité de vie. En cas d’anomalie, la densitométrie osseuse sera contrôlée tous les 18 mois.

Rapporté par Bénédicte Fremy (Agen) d’après la communication : Evaluation & Treatment of Adult Growth Hormone Deficiency (GHD): An Endocrine Society Clinical Practice Guideline.

Date de publication : 24-06-2006

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