Si le syndrome de Turner est couramment traité par l’hormone de croissance afin d’augmenter la taille adulte des malades, l’impact de ce traitement sur la qualité de vie reste inconnu.

Une équipe française l’a évalué en interrogeant une série de 568 jeunes filles atteintes du syndrome de Turner âgées de plus de 18 ans, et précédemment traitées par l’hormone de croissance.
Les scores données par l’échelle SF-36 sont globalement similaires entre les filles Turner et la population générale.
La taille et le gain de taille résultant du traitement ne sont pas corrélés à une amélioration de la qualité de vie.

En revanche, un bénéfice de l’hormone de croissance moins bon qu’attendu (en terme de taille) semble affecter la qualité de vie.
Carel et coll. en concluent que la qualité de vie des filles Turner traitées par l’hormone de croissance est normale et non conditionnée par la taille adulte atteinte.
D’où l’intérêt pour le clinicien de porter sont attention sur la santé générale des patientes plutôt que de se focaliser sur leur taille.


Source: The Journal of Endocrinology and Metabolism ; 90(4) : 1992-1997 ; Avril 2005
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