Le syndrome de Silver-Russell associe un retard de croissance intra-utérin, une croissance postnatale très altérée et différentes anomalies, parmi lesquelles une dysmorphie faciale, un déficit pondéral, un retard de maturation osseuse et une asymétrie latérale des membres.

L’étiologie de cette pathologie était jusqu’à présent peu connue.
Les travaux de chercheurs français ont permis de mettre en évidence un nouveau mécanisme pathogénique, rendant compte de plus de 50% des cas de syndrome de Silver-Russell.

L’anomalie en cause est une déméthylation d’un des deux centres d’empreinte parentale de la région 11p15.
L’empreinte parentale est un mécanisme de régulation génique responsable de la non-équivalence des deux génomes parentaux.
L’activité fonctionnelle d’un gène soumis à empreinte parentale dépend de son origine parentale.
Cette déméthylation est responsable d’une perte d’empreinte du gène H19, normalement exprimé à partir de l’allèle maternel et de la perte d’expression du facteur de croissance fotale, Insulin-Like Growth Factor 2, normalement exprimé à partir de l’allèle d’origine paternelle.

Ces travaux contribuent largement à la compréhension de la physiopathologie du syndrome de Silver-Russell et illustrent le rôle fondamental de l’empreinte parentale, et de manière plus générale de la régulation épigénétique, et son implication croissante en pathologie humaine.

Source: Nature Genetics ; 37(9) : 1003-1007 ; septembre 2005
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