Le procès en appel de l’affaire de l’hormone de croissance se tiendra du 4 octobre au 24 novembre à Paris, a précisé mardi le président Didier Wacogne à l’occasion d’une audience de fixation.

Le procès se tiendra les lundi, mardi et mercredi devant la chambre 2-8 de la cour d’appel. Les audiences se tiendront sur des journées entières.

Pour l’occasion, la cour siégera dans les locaux de la prestigieuse Première chambre, où s’est tenu récemment le procès du naufrage de l’Erika.
Le ministère public, qui sera représenté à l’audience par l’avocat général Bruno Sturlese, a convié mardi les parties civiles à une « réunion d’accueil et d’information » le 4 mai, à 10H00. Cette pratique, rarissime, avait déjà été utilisée en première instance.
Le 14 janvier 2009, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé six médecins et pharmaciens accusés d’avoir provoqué par « négligence », dans les années 1980, la mort d’une centaine de jeunes traités à l’hormone de croissance, faute d’avoir clairement établi que ces spécialistes connaissaient les risques.
Le parquet a fait appel de la relaxe de trois d’entre eux, contre lesquels il avait requis des peines de prison avec sursis : l’ancien responsable d’un laboratoire de l’Institut Pasteur, Fernand Dray, l’ex-chef de service à la Pharmacie centrale des hôpitaux, Marc Mollet, et la pédiatre Elisabeth Mugnier.
Depuis le jugement de première instance, Marc Mollet est décédé. Seuls M. Dray et Mme Mugnier encourront donc encore une éventuelle sanction pénale.
Les trois autres prévenus seront également rejugés, mais uniquement sur les intérêts civils. Cela signifie qu’ils n’ont à craindre que d’éventuels dommages et intérêts.

Notre association s’est portée partie civile et assistera ainsi que son avocat aux différentes audiences, comme cela a été fait en première instance.

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