Tous les parents dont les enfants reçoivent de l’hormone de croissance sont très préoccupés par le communiqué des pouvoirs publics sur une surmortalité liée à la prise de ce médicament.

L’association Grandir est extrêmement attentive à cette communication. Pour obtenir des informations vraiment fiables, nous avons, entre autres démarches, pris contact avec les médecins endocrinologues les plus concernés par cette étude.

Le courrier ci-joint du professeur Carel résume très clairement la situation. Nous pensons que son analyse est actuellement la meilleure approche possible de cette question, que nous continuerons à suivre de très près.

L’ étude SAGhE a été initiée sous la direction médicale du professeur Carel et avec le soutien de l’Afssaps pour rechercher l’existence éventuelle d’effets secondaires à long terme du traitement par hormone de croissance. La population étudiée est constituée d’enfants ayant reçu un traitement par hormone de croissance, qu’ils aient un déficit ou non. On peut penser que les pathologies présentées par certains sujets inclus dans l’étude entrainent en elles-mêmes une surmortalité par rapport à la population générale. On ne peut pas conclure actuellement de cette étude que la surmortalité observée dans cette population est due uniquement au traitement par hormone de croissance.

Il est regrettable que le mode de communication utilisé, et relayé par la presse, aboutisse à créer une grande inquiétude chez les patients traités auparavant et chez les parents des enfants traités actuellement.

L’étude signale l’utilisation chez certains patients de doses supérieures à celles autorisées dans les autorisations de mise sur le marché. Il nous parait judicieux de conseiller aux parents d’enfants traités, de se rapprocher de leur médecin prescripteur (Un numéro vert ou une permanence ont été mis en place dans un certain nombre de services endocrinos).

Vous trouverez ci-dessous l’avis du professeur Carel et le courrier qu’il a adressé aux participants de l’étude SAGhE.

L’association reste attentive aux remarques et interrogations de ses adhérents.

La Présidente

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